Janvier est le Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer et aux autres troubles neurocognitifs — un moment pour réfléchir, apprendre et mieux soutenir les personnes dont nous prenons soin qui vivent avec des changements au niveau de la mémoire, de la pensée et du fonctionnement quotidien.
En tant que proche aidant, vous avez probablement entendu beaucoup de choses sur les troubles cognitifs : de la part d'amis bien intentionnés, sur des forums en ligne, ou même dans des contextes de soins de santé. Malheureusement, certaines informations qui circulent ne sont pas tout à fait exactes, et ces idées fausses peuvent semer la confusion, retarder des conversations importantes ou vous faire douter de ce que vous observez.
Regardons ensemble quelques-uns des mythes les plus répandus et ce qui est réellement vrai, afin que vous puissiez avancer avec clarté et confiance.
Mythe 1 : Une perte de mémoire importante fait simplement partie du vieillissement normal
Ce qui est vrai : Oublier occasionnellement un nom ou l'endroit où vous avez mis vos clés peut arriver en vieillissant. Mais quand les changements de mémoire commencent à affecter les routines quotidiennes, les relations ou la capacité de votre proche à gérer des choses qu'il arrivait à faire facilement auparavant, ça vaut la peine d'en parler à un professionnel de la santé. Une perte de mémoire importante qui interfère avec la vie quotidienne ne fait pas simplement partie du « vieillissement normal ».
Mythe 2 : Les troubles cognitifs n'affectent que les personnes âgées
Ce qui est vrai : Bien que la probabilité augmente avec l'âge, les changements cognitifs peuvent survenir plus tôt que bien des gens ne le réalisent. Des conditions comme la maladie d'Alzheimer à début précoce peuvent apparaître chez des personnes dans la quarantaine, la cinquantaine, ou même plus jeunes. Si vous remarquez des changements et que quelqu'un vous dit « il est trop jeune pour ça », faites confiance à ce que vous observez. Des conversations précoces avec un médecin peuvent ouvrir la porte au soutien et à la planification qui font vraiment une différence.
Mythe 3 : Tous les problèmes de mémoire sont causés par une maladie grave du cerveau
Ce qui est vrai : Tous les changements de mémoire ou de pensée ne proviennent pas d'un trouble cérébral progressif. Parfois, la cause est quelque chose de plus gérable — effets secondaires de médicaments, dépression, problèmes de sommeil, carences en vitamines, stress, ou même déshydratation. C'est pourquoi il est si important de parler à un professionnel de la santé plutôt que de tirer des conclusions hâtives. Avoir le portrait complet vous aide à comprendre ce qui se passe et ce qui peut être fait.
Mythe 4 : Ça ne sert à rien d'obtenir un diagnostic précoce puisqu'il n'y a pas de remède
Ce qui est vrai : Un diagnostic précoce, ce n'est pas seulement une question d'options de traitement — c'est une question de temps. Du temps pour avoir des conversations importantes, planifier ensemble, accéder à des services de soutien et maintenir le plus d'autonomie possible, aussi longtemps que possible.
Quand les changements de mémoire ou de pensée sont identifiés tôt, votre proche peut participer activement aux décisions et apprendre à utiliser des outils qui soutiennent la vie quotidienne — comme se familiariser avec l'horloge Idem, utiliser un distributeur de pilules automatique, ou établir des routines qui resteront utiles avec le temps. Apprendre et s'adapter est souvent plus facile au début, quand l'attention, le raisonnement et les capacités de résolution de problèmes sont encore relativement forts. Ces stratégies précoces peuvent ensuite continuer à offrir un soutien doux et rassurant à mesure que les besoins évoluent.
Il existe aussi des traitements et des approches de soins qui peuvent aider à gérer les symptômes et soutenir la qualité de vie. Et peut-être plus important encore, un diagnostic précoce vous donne, à vous et votre proche, la chance de façonner ensemble ce qui vient ensuite.
Mythe 5 : Tous les troubles cognitifs sont pareils
Ce qui est vrai : « Trouble cognitif » est un terme large qui décrit des changements dans la mémoire et la pensée qui affectent la vie quotidienne. La maladie d'Alzheimer est un type, mais il y en a d'autres — et ils peuvent se manifester de façon très différente.
Par exemple :
- Certains troubles cognitifs affectent principalement la mémoire, comme la maladie d'Alzheimer, où une personne peut avoir de la difficulté à se souvenir d'événements ou de conversations récentes.
- D'autres peuvent affecter le mouvement et la coordination, comme les changements cognitifs liés à la maladie de Parkinson, où des symptômes moteurs comme la raideur ou les tremblements peuvent apparaître en même temps que des défis au niveau de la pensée.
- Certaines, comme la maladie à corps de Lewy, affecte souvent la vigilance, l'attention et la perception, avec des fluctuations dans la concentration, des hallucinations visuelles ou des changements dans les habitudes de sommeil.
Comprendre ces différences aide les familles à éviter les suppositions et à choisir des approches de soins qui correspondent vraiment aux besoins de leur proche — au lieu de s'attendre à la même progression ou aux mêmes symptômes pour tout le monde.
Mythe 6 : Les suppléments ou les diètes pour stimuler le cerveau peuvent prévenir le déclin cognitif
Ce qui est vrai : Il n'existe pas d'aliment miracle, de vitamine ou de supplément dont il a été prouvé qu'il prévient ou inverse les troubles cognitifs. Bien que des habitudes de vie saines — une alimentation équilibrée, l'activité physique, un bon sommeil et le maintien de liens sociaux — soutiennent la santé globale du cerveau, aucun produit ne peut garantir la prévention. Si vous envisagez des suppléments, ça vaut la peine d'en parler d'abord avec un professionnel de la santé.
Pourquoi comprendre ces mythes est important
Croire aux mythes sur les troubles cognitifs ne fait pas que propager de la désinformation; ça peut retarder les soins dont votre proche a besoin, augmenter les sentiments d'isolement ou de honte, et ajouter du stress à un rôle déjà exigeant.
Quand on remplace le mythe par la réalité, on crée de l'espace pour :
- Des conversations plus précoces et productives avec les médecins
- Un meilleur soutien à la maison qui correspond à ce qui se passe réellement
- Du temps pour planifier et se préparer émotionnellement
- Moins de stigmatisation : pour votre proche, et pour vous en tant que proche aidant
Comprendre ce qui est vrai vous aide à avancer avec compassion, pour eux et pour vous-même.
Comment vous pouvez aider au-delà du mois de sensibilisation
Partager des informations exactes est important, et pas seulement en janvier, mais tout au long de l'année. Si des amis, de la famille ou des voisins remarquent des changements de mémoire chez une personne dont ils prennent soin, encouragez-les doucement à consulter.
Quand nous abordons les changements cognitifs avec ouverture et compréhension, nous aidons à créer une communauté où les familles se sentent moins seules — et mieux soutenues.
Ensemble, nous pouvons faire de chaque saison une saison de clarté, d'empathie et d'aide véritable.




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