Les chutes touchent plus d'une personne âgée sur quatre chaque année, ce qui en fait l'une des préoccupations les plus courantes pour les familles à mesure qu'un proche vieillit. Cette inquiétude vient souvent de l'impression que les chutes surviennent sans avertissement.
En réalité, elles résultent généralement d'une combinaison de facteurs identifiables. Lorsque nous comprenons les différents éléments qui contribuent à une chute, il devient plus clair de savoir où porter notre attention, sans avoir besoin de surveiller chaque instant de la journée de votre proche.
Les chutes résultent presque toujours de plusieurs facteurs combinés
Les chercheurs décrivent les chutes comme étant « multifactorielles », c'est-à-dire rarement causées par une seule cause. Les chutes surviennent lorsqu'un ensemble de facteurs physiques, médicaux et environnementaux s'accumulent. Selon le CDC, parmi les facteurs les plus courants figurent la diminution de la force et de l'équilibre, certains médicaments, les changements de la vision et les dangers présents dans la maison elle-même :
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La force et l'équilibre : La force musculaire et l'endurance diminuent naturellement avec l'âge, ce qui peut rendre plus difficile la récupération après un faux pas qui, autrefois, n'aurait eu aucune conséquence.
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Les médicaments : La prise de plusieurs médicaments à la fois, en particulier des sédatifs ou des médicaments affectant la vigilance, est l'un des facteurs de risque de chute les mieux documentés. Il s'agit de l'un des éléments les plus modifiables, ce qui explique pourquoi la révision des médicaments fait souvent partie des premières recommandations d'une équipe soignante.
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La vision : Une perception de la profondeur et une sensibilité au contraste réduites rendent plus difficile l'évaluation des marches, des bordures et des surfaces inégales, même dans une maison où votre proche vit depuis des années.
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L'environnement de la maison lui-même : Un éclairage insuffisant, un sol inégal et l'encombrement contribuent à environ 30 à 50 % des chutes chez les personnes âgées. Il s'agit souvent du facteur le plus négligé, simplement parce qu'une maison familière ne semble pas toujours nécessiter un second regard.
Les changements cognitifs augmentent le risque de chute
Pour les familles qui accompagnent un proche vivant avec un trouble neurocognitif majeur ou un autre changement cognitif, le risque de chute mérite une attention particulière. Une recherche publiée dans Alzheimer's & Dementia: The Journal of the Alzheimer's Association, s'appuyant sur les données du National Health and Aging Trends Study (NHATS), menée par Safiyyah M. Okoye (Université Drexel) et Jennifer L. Wolff, PhD (Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health), a révélé que près de la moitié (45,5 %) des personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif majeur avaient subi une ou plusieurs chutes, comparativement à moins d'un tiers (30,9 %) chez les personnes âgées sans trouble neurocognitif majeur.
D'autres recherches sur le trouble neurocognitif majeur et les chutes ont montré que les personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif majeur chutent deux à trois fois plus souvent que les personnes âgées sans atteinte cognitive, et que 60 à 80 % des personnes vivant avec un trouble neurocognitif majeur chutent chaque année.
Une partie de ce risque s'explique par les mêmes facteurs physiques mentionnés plus haut. Mais l'atteinte cognitive est également associée à une capacité réduite à évaluer les distances, à se repérer dans des espaces familiers et à reconnaître un danger sur le moment, ce qui explique pourquoi l'environnement du domicile et la routine comptent tout autant que la santé physique.
Ce qui aide à prévenir les chutes à la maison
Il ne s'agit pas de créer un domicile parfaitement sans risque. Ce n'est pas réaliste, et vouloir y parvenir serait épuisant pour tout le monde. Ce qui fait vraiment une différence, c'est une combinaison de quelques mesures simples à mettre en place :
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Une visite de sécurité à domicile, idéalement avec un ergothérapeute, pour repérer les dangers qui passent souvent inaperçus au quotidien
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Une révision périodique des médicaments avec un médecin ou un pharmacien
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Une activité physique régulière; même douce, une activité constante soutient la force et l'équilibre avec le temps
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Une attention particulière à l'éclairage, surtout dans les espaces utilisés la nuit
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Des bilans de la vue et de l'audition, puisque les deux sont étroitement liés à l'équilibre
Ce qu'il y a de plus rassurant à savoir, c'est que les chutes résultent de facteurs petits et ordinaires. Ce sont précisément le type de facteurs qu'il est tout à fait possible de remarquer et de travailler, une fois qu'on sait où regarder. Un peu d'attention aux bons endroits, comme un meilleur éclairage, un suivi des médicaments ou une visite avec un regard neuf, contribue grandement à faire d'une maison un lieu à la fois familier et sécuritaire.
C'est quelque chose auquel nous pensons beaucoup, nous aussi, chez Idem. Beaucoup de chutes surviennent dans des moments ordinaires qui passent souvent inaperçus, comme se lever dans le noir pour aller chercher un verre d'eau faire un aller-retour aux toilettes, et c'est en partie ce sur quoi nous travaillons avec notre prochaine Lumière-guide et capteurs intelligents. Nous vous en dirons plus à l'approche du lancement!




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